La résistance
Le sabotage du pont de Trinquetaille

Ce landau et cette clé sont associés à l’une des actions de sabotage menées par la Résistance dans le pays d’Arles. Ce type de landau servit à transporter discrètement les explosifs ramenés du maquis par Daniel Méliani, Georgette Méliani et Thérèse Saler.
La clé permit d’accéder au local technique du pont de Trinquetaille. Dans la nuit, un groupe de Francs-tireurs et partisans français (F.T.P.F.) y plaça des charges explosives qui endommagèrent gravement l’ouvrage. Cette opération contribua à entraver les déplacements des forces allemandes lors de la Libération.
Container de parachutage 1940-1945

Ce container de largage servait au parachutage d’armes, de matériel ou de ravitaillement destinés aux maquis. Sa forme aérodynamique facilitait le transport aérien et le largage nocturne dans les zones contrôlées par les résistants, le plus souvent en forêt ou en montagne.
Poste émetteur-récepteur clandestin

Cette mallette contient un poste émetteur-récepteur utilisé pour les transmissions radio. Les liaisons radio permettaient aux réseaux de Résistance de transmettre des renseignements, de recevoir des consignes et de maintenir le contact avec les autorités alliées. Particulièrement recherchés par les services allemands, les opérateurs radio agissaient dans la clandestinité et s’exposaient à de lourdes sanctions en cas d’arrestation. Ces équipements jouèrent un rôle essentiel dans l’organisation de la Résistance.
Poste de radio T.S.F. (ici Londres…)

Pendant l’Occupation, la radio télégraphie sans fil est un enjeu majeur de la guerre de l’information. Si les autorités allemandes diffusent leur propagande sur Radio-Paris, de nombreux Français écoutent clandestinement les émissions de Radio Londres, diffusée par le studio de la section française de la BBC (British Broadcasting Corporation).
Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle y prononce son célèbre appel à la résistance. Beaucoup de voix exilées à Londres font entendre la voix de la Résistance, informent la population, entretiennent l’espoir, et soutiennent les réseaux clandestins..
Motocyclette 1930-1932

Cette motocyclette Magnat Debon de 1932 a appartenu a Vincent Dal Canto pendant la guerre.Elle a servi pour la distribution de tracts et de journaux clandestins,et pour faire la liaison entre les résistants dispersés dans les différents mas en Camargue.
Petite imprimerie clandestine portative 1940

Cette petite imprimerie clandestine transportable permettait l’impression de tracts destinés à
la diffusion de messages de résistance. Utilisée par le Parti communiste français puis par le
Front national de la Résistance, elle témoigne du rôle essentiel de la presse clandestine dans
la lutte contre l’Occupation.
En 1944, 1 200 titres de journaux clandestins furent édités à 2 millions d’exemplaires, ce qui représente près de douze millions d’exemplaires pendant toute la guerre.
Machine à écrire clandestine

Les premiers journaux clandestins étaient manuscrits (écrits à la main) en très peu d’exemplaires. Rosette Reboul, résistante arlésienne, détenait une machine à écrire Japy, cachée dans un placard, qui lui servait à rédiger des tracts et des journaux clandestins.
Ces machines à écrire furent souvent associées à un procédé fort utile à la production clandestine : la « Ronéo » Gestetner (ou duplicateur à alcool), de petites dimensions et donc facile à transporter et à cacher, fonctionnant grâce à une petite manivelle.

Elles utilisaient une encre grasse spéciale et imprimaient à l’aide d’une feuille de papier spéciale, le stencil, plaquée sur un cylindre d’impression après que le texte eut été frappé à la machine à écrire, dépourvue au préalable de son ruban, ce qui permettait de perforer le stencil. L’encre passait du cylindre encreur sur le papier par ces perforations. Ce matériel très utilisé par les résistants car facile à dissimuler et à transporter, tirait rapidement quelques milliers d’exemplaires. La multiplicité des centres ronéos permit donc de diminuer les risques et, en même temps, d’être directement au cœur de la zone à couvrir.
Pistolet automatique MAB 7,65 mm et Porte-monnaie dissimulant le pistolet

Cet objet ingénieux dissimule une arme de petite taille dans un porte-monnaie ordinaire. Facile à cacher et à transporter, ce type d’arme pouvait être utilisé dans des opérations clandestines ou pour l’autodéfense.
Fabriqué en France, le pistolet automatique MAB 7,65 mm était utilisé aussi bien par certaines forces françaises que par des groupes de résistance durant la guerre.